Résumé

H. Barth Revue des Deux Mondes

Ainsi beaucoup de malheureux, entrés à l’hôpital pour une affection bénigne et accidentelle, risquent d’en sortir voués à la phtisie !
En dehors même de ces foyers spéciaux où le danger de contagion atteint son plus haut degré, on peut affirmer qu’il n’est pas un lieu public qui ne soit infecté ou susceptible de l’être : dans les rues, les passages et les escaliers, dans les fiacres et dans les omnibus, dans les cafés, dans les théâtres, dans les églises, partout le tuberculeux porte ses répugnantes habitudes, son mouchoir, et son dédain absolu de toute règle hygiénique.
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H. Barth Revue des Deux Mondes

Presque toujours son début est insidieux et obscur : parfois c’est une pleurésie, parfois un crachement de sang plus ou moins abondant dont la valeur symptomatique est d’ordinaire méconnue ; plus souvent tout se réduit à un rhume prolongé, à une bronchite insignifiante, mais tenace, ou bien encore à de légers troubles digestifs, dont l’explication est toujours prête. Fait remarquable, non seulement le malade n’accuse aucune faiblesse, mais il éprouve au contraire une sensation de force, ou plutôt de griserie factice et de bien-être trompeur qui le rassure.
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H. Barth Revue des Deux Mondes

Au bout de peu de temps le malade est en état de se lever, il se sont moins faible, et l’espoir de la guérison recommence à luire à ses yeux. Mais les progrès sont lents, et bientôt la patience se lasse : à mesure que s’accentue sa demi-convalescence, il sent plus péniblement les inconvéniens de l’hôpital, où rien n’est préparé pour les malades de son espèce, où l’air est insuffisamment renouvelé, où les repas peu variés et sommairement apprêtés sont servis sur le coin de la table de nuit, déjà encombrée d’ustensiles divers. Un beau jour l’ennui le prend, et il exige sa sortie.
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