Cavérne pulmonaire

Définition et enjeux

Hippolyte Hérard La phthisie pulmonaire, étude anatomo-pathologique et clinique (1887)

C'est surtout lorsque la caverne est vide que le doute peut exister, car dès qu'apparaît le râle caverneux, la difficulté s'évanouit. Dans les cas obscurs, il sera bon de faire respirer fortement le malade, de l'engager à tousser, seul moyen quelquefois d'exagérer le timbre creux et un peu métallique qui est le caractère essentiel de la respiralion caverneuse. La percussion fournira de son côté un utile renseignement, en dénotant dans plus d'un cas l'existence du bruit de pot fêlé.
Source : Gallica

Samuel Bernheim Traité clinique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire (1893)

Lorsque la caverne est considérable ou quand il existe un pneumo-thorax on a à l'auscultation le souffle amphorique. Il faut pour sa production une vaste cavité, et une surface lisse. Il faut alors songer à établir le diagnostic différentiel entre une caverne et un pneumo-thorax. La percussion et la succussion lèvent tous les doutes.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hanot Victor Hanot La phtisie pulmonaire (2e édition revue et augmentée… (1888)

Plusieurs cavernules peuvent communiquer les unes avec les autres par suite de la destruction suppurative du tissu primitivement hépatisé qui les séparait.
La paroi des cavernes est couverte de pus crémeux bien lié, lorsqu'elles sont de formation récente. Plus tard leur paroi interne imbibée d'abord de pus et pulpeuse est doublée extérieurement par un tissu fibreux dense qui se forme au-dessous d'elle, et par une pneumonie interstitielle qui établit le passage entre la paroi de la caverne : et le tissu pulmonaire normal ou moins altéré qui l'entoure.
Source : Gallica

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