Résumé

E. Ceysset Défectuosité des aplombs

L’épuisement progressif, voilà la conséquence du travail outré ; et si l’on considère que, la plupart du temps, à cette destruction de l’organisme, ne correspond pas une nourriture suffisamment réparatrice, le dépérissement du sujet n’en sera que plus assuré ; car, n’oublions pas que si c’est par son fonctionnement que l’organisme s’use et se détruit, « c’est par la nutrition qu’il se répare et dure ; que le muscle est une machine qui, non-seulement brûle son combustible, mais renouvelle sa charpente, une machine qui se détruit et se refait à chaque instant ».
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E. Ceysset Défectuosité des aplombs

Or, la physiologie nous apprend que, pour que la nutrition se fasse d’une manière régulière, il faut que l’oxygène de l’air pénètre dans le torrent circulatoire avec les matières organisables puisées dans le tube digestif. Qu’arrivera-t-il dans le cas de cheval panard, serré de poitrine ? C’est que la circulation et la respiration qui tiennent tout sous leur dépendance se faisant mal, aucun phénomène important de l’économie ne pourra s’accomplir, et de ce nombre est la nutrition.
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E. Ceysset Défectuosité des aplombs

Ce sera à lui à faire comprendre que la machine vivante que nous avons appelée cheval perd beaucoup de sa valeur quand elle poche par la base ; que la prospérité de l’agriculture dépend surtout du mode d’élevage des poulains ; à faire voir, enfin, que ce n’est ni par des exorcismes, ni par des invocations à des puissances imaginaires que l’on peut conserver ou rectifier les aplombs dès le jeune âge, pas plus qu’on ne peut faire disparaître les maladies contagieuses, mais bien par l’alimentation : nous voulons dire une alimentation bien entendue.
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