Résumé

J F Verdié Étude sur le corset au point de vue physiologique et pathologique (1859)

Il faut le dire à la honte de l'art, il s'est trouvé de nos jours des artistes d'un talent incontestable, qui ont imité dans leurs ouvrages le mauvais goût des vêtements à la mode. Ils ont reproduit la poitrine étroite des femmes à corset, et imité, par une ampleur exagérée du bassin de leurs statues, le volume des vêtements dont nos élégantes surchargent cette partie. Les artistes auxquels nous faisons allusion sont coupables de lèsebeauté.
Source : Gallica

J F Verdié Étude sur le corset au point de vue physiologique et pathologique (1859)

Nous savons bien que certaines prétendent ne se serrer qu'autant qu'il le faut pour modeler leurs formes; mais quand l'amour-propre est intéressé à la finesse de la taille, où s'arrêtera la constriction ? D'abord on se serrera légèrement; peu à peu on ira plus loin, jusqu'à ce qu'enfin la poitrine se creuse de sillons indélébiles, qui impriment leur empreinte jusque sur les viscères profondément situés. La compression est quelquefois telle que les muscles paralysés laissent les os suivre la direction anormale donnée par la force extérieure qui les étreint.
Source : Gallica

J F Verdié Étude sur le corset au point de vue physiologique et pathologique (1859)

L'activité d'un organe concentre en lui la nutrition, et, s'il n'est pas gêné d'autre part, s'il n'est pas soumis, comme l'est le poumon par exemple, à un mouvement exhalant qui compense et dépasse même le mouvement absorbant, l'organe se développe outre mesure. Ce n'est donc pas sans raison que Réveillé-Parise a regardé le corset comme une cause puissante des anévrysmes du cœur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature