Résumé

Perrier Des moyens d'avoir les meilleurs chevaux… (1835)

Chaque poulin de l'âge de cinq ans qui n'a pas encore été ferré a son aplomb particulier, qu'on regarde aujourd'hui comme naturel, parce que la main de l'homme n'y est pas encore intervenue; mais qui, selon moi, est rarement tel.
Quelque beau que nous paraisse cet aplomb, il est permis de croire qu'il n'a pas la perfection qu'il eût acquise si l'animal eût joui de son entière liberté. Le parcours dans les pâturages neutralise, à la vérité, jusqu'à un certain point, le dommage produit pendant l'hiver par le séjour à l'écurie, mais il ne l'efface pas toujours.
Source : Gallica

Perrier Des moyens d'avoir les meilleurs chevaux… (1835)

La douceur des réactions suppose l'exercice de toute l'étendue de l'élasticité des puissances de support et de mouvement. Celles-ci agissent avec d'autant plus d'harmonie qu'elles sont plus fortes, plus capables de maîtriser le corps à mouvoir; et comme le maximum de leur énergie n'existe que dans l'aplomb naturel, il n'y a plus autant de force après une telle ferrure, puisque l'équilibre est rompu. Il ne peut donc plus y avoir autant d'abandon, de moelleux, de légèreté dans les allures.
Source : Gallica

Perrier Des moyens d'avoir les meilleurs chevaux… (1835)

Si, avant la première ferrure, vous faites cheminer un poulin sur un sol dur, même au point que la pince de ses pieds soit en ang, vous verrez que les bouts des talons seront restés intacts, c'est-à-dire, que leur superflu seul, s'il y en avait, sera usé, et que la déperdition de leur paroi n'ira pas au-delà du niveau des branches de la sole. Soyez donc convaincu qu'on n'en peut pas supprimer l'élévation sans dommage, et que, de ce côté, tout est au mieux avant la première ferrure, si l'animal a joui de la liberté convenable à la conservation de l'aplomb de ses pieds.
Source : Gallica

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