Résumé

D Boutet,  Les vices rédhibitoires des animaux domestiques et le projet de code rural soumis au Sénat (1877)

“ S'il est dangereux de recevoir un coup de pied ou un coup de dents de cheval, ce dont nous ne disconvenons nullement, prétendrait-on, par hasard, qu'il n'est pas dangereux de recevoir un coup de corne d'une bête bovine quelconque, d'un taureau, d'un bœuf ou d'une vache ?
Si la méchanceté est un vice assez fréquent sur le éheval, prétendrait-on qu'elle est rare sur le taureau, sur le bœuf ou sur la vache?
”
Source : Gallica

D Boutet,  Les vices rédhibitoires des animaux domestiques et le projet de code rural soumis au Sénat (1877)

“ La suppression pure et simple de la loi, si elle était décidée, soumettrait à nouveau la vente des animaux à l'arbitraire des articles 1641 et 1648 du Code civil.
Mais le commerce du bétail ne ressemble pas à celui des matières inertes : on n'achète pas une vache, un cheval ou un mouton comme on achète une chaise, une culotte ou un chapeau.
”
Source : Gallica

D Boutet,  Les vices rédhibitoires des animaux domestiques et le projet de code rural soumis au Sénat (1877)

“ Mais la bête est exempte de vices rédhitoires, et le vendeur ne la reprendra bien certainement pas sans y être forcé.
Que va faire le marchand?
Le cheval en question n'a pas de vice rédhibitoire, eh bien ! on lui en fabriquera un.
Pour détruire un marché onéreux, on fabriquait, autrefois, la pousse ; aujourd'hui que la pousse n'existe plus, on fabriquera la méchanceté, et pour réussir, la fin justifiant les moyens, on maltraitera et on brutalisera le cheval, le matin, à midi, le soir, et même la nuit, s'il en est besoin.
”
Source : Gallica

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