Résumé

Paul Cozette Manuel juridique des vices rédhibitoires… (1923)

De ce que la jurisprudence oblige en général le vendeur chez lequel l'animal est mort avant la livraison à prouver que ce n'est pas par sa faute qu'il a péri, il faut conclure que la prudence doit l'engager à faire examiner l'animal aussitôt la mort par un vétérinaire, et si l'acheteur n'est pas éloigné, à l'appeler à assister aux opérations de ce vétérinaire. Il sera prudent, dans bien des cas, de faire faire l'autopsie de l'animal.
Source : Gallica

Paul Cozette Manuel juridique des vices rédhibitoires… (1923)

S'il s'agit d'une nullité pour dol, violence ou erreur sur les qualités substantielles de l'animal vendu, le délai-pour intenter l'action en nullité est, aux termes de l'article 1304 du Code civil, de dix ans, et ce délai court du jour de la vente, si la nullité est fondée sur la violence, et, dans les cas d'erreur sur la substance ou de dol, du jour où ils ont été découverts. Il est à peine besoin de faire observer que le succès de la demande sera
en général d'autant plus douteux qu'elle aura été formée plus longtemps après le jour de la vente.
Source : Gallica

Paul Cozette Manuel juridique des vices rédhibitoires… (1923)

Il n'est pas à craindre que l'acheteur qui ne désavouerait pas l'huissier au sujet soit de la cilation à l'expertise, soit de l'assignation en rédhibition, le désavoue pour avoir présenté la requête en son nom. Il nous semble que le danger d'une nullité de la requête pour défaut de mandat de l'huissier est un peu chimérique, et que le vendeur n'aurait pas à craindre de se voir opposer utilement cette nullité par l'acheteur, puisque cette nullité aurait pour conséquence la déchéance du droit de former une nouvelle demande en rédhibition à raison de l'expiration élu délai légal.
Source : Gallica

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