Résumé

Victor Galtier Traité de législation commerciale et de médecine légale vétérinaires… (1897)

Le vendeur peut être poursuivi en dommages-intérêts, quand il a exécuté tardivement son obligation de livrer, quand il ne l'a pas exécutée ou ne l'a exécutée que partiellement, en livrant une partie des animaux vendus. Mais l'acheteur, qui demande des dommagesintérêts, doit prouver la vente, la demeure du vendeur, l'existence et le quantum du préjudice à lui causé par le retard ou la non-livraison; et si le vendeur allègue, à son tour, que la non-livraison provient d'un cas fortuit ou d'une force majeure, c'est à lui de le prouver.
Source : Gallica

Victor Galtier Traité de législation commerciale et de médecine légale vétérinaires… (1897)

Le vendeur de bonne foi, qui livre à l'acquéreur un animal atteint de maladie contagieuse, ne répond pas des cas de transmission qui peuvent se produire ; il faut, je crois, admettre la même solution pour l'empirique de bonne foi et décider que sa responsabilité civile, vis-à-vis des propriétaires ou des tiers victimes du dommage, n'est engagée qu'autant qu'il est reconnu pénalement responsable, qu'autant qu'il a agi en connaissance de cause, ou qu'il a commis une erreur inexcusable qu'un vétérinaire n'aurait pas commise.
Source : Gallica

Victor Galtier Traité de législation commerciale et de médecine légale vétérinaires… (1897)

Pour savoir si la vente a été faite en vue de la consommation immédiate, pour savoir s'il y a lieu d'appliquer les règles du Code ou celles de la loi du 2 août 1884, il faut se baser sur l'intention des parties, sur la destination, qu'elles ont entendu donner aux animaux; et l'acheteur n'a qu'à établir que le vendeur a fait un marché de viande sur pieds. La destination donnée aux animaux vendus pourra être établie, dans les cas où le vendeur contestera, par une preuve écrite, par la preuve testimoniale, par des présomptions.
Source : Gallica

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