Résumé

Léon Bergeon Recherches sur la physiologie médicale de la respiration à l'aide d'un nouvel appareil enregistreur… (1869)

Nous avons vu jusqu'ici que la sécrétion lacrymale était surtout destinée à lubrifier les fosses nasales et le poumon.
Je vais démontrer maintenant que les courants d'air de la respiration et non les mouvements palpébraux et oculaires sollicitent la sécrétion des larmes.
On peut considérer comme une règle générale de physiologie ce fait constant : toutes les fois que l'agent provocateur d'une sécrétion est supprimé, la sécrétion diminue.
C'est précisément ce qui arrive lorsque les communications sont interrompues entre le nez et la glande lacrymale.
Source : Gallica

Léon Bergeon Recherches sur la physiologie médicale de la respiration à l'aide d'un nouvel appareil enregistreur… (1869)

On sait depuis longtemps que la présence de l'acide carbonique dans le sang agit sur le bulbe, véritable centre nerveux de la respiration, et l'impression produite sur cet organe commande les mouvements respiratoires d'une façon impérieuse. Voilà pourquoi l'air qui pénètre par le nez étant plus vite saturé d'acide carbonique exige aussi plutôt son expulsion que l'air introduit d'emblée par la bouche.
Source : Gallica

Léon Bergeon Recherches sur la physiologie médicale de la respiration à l'aide d'un nouvel appareil enregistreur… (1869)

Le nez, la trachée et les bronches sont revêtus d'épithélium cylindrique à cils vibratils, tandis que la bouche et l'œsophage possèdent de l'épithélium pavimenteux. On peut donc dire avec Bérard que chez l'homme, comme chez l'animal, le nez est le véritable conduit respiratoire.
La physiologie n'est pas moins explicite. Dans le sommeil, alors que la volonté cesse d'agir, que nous sommes exclusivement sous l'empire de la vie animale, la bouche est fermée et la respiration se fait exclusivement par le nez.
Source : Gallica

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