Saprophyte

Définition et enjeux

Henri Baillon,  Traité de botanique médicale cryptogamique… (1889)

“ Pour nous borner à un exemple frappant, on ne peut nier que le Schizophyte du choléra soit pathogène. « Mais il est avant tout saprophyte, puisqu'il peut non seulement passer une partie de son existence à l'état de saprophyte, mais qu'il en a absolument besoin pour achever son évolution et produire des spores ». (De Bary.) Là où le Bacterium Anthracis est qualifié de pathogène, il n'est pas dans le milieu normal de son évolution; comme la levure de bière dans le liquide sucré, il se noie et lutte contre l'asphyxie. ”
Source : Gallica

André Bonnet,  Contribution à l'étude de la dysenterie amibienne et de l'amibiase autochtone… (1917)

“ S'il est encore difficile de préciser à l'heure actuelle la signification pathogénique qui doit être attribuée à l'un et à l'autre parasite ; on peut cependant affirmer que, par rapport à celui de l'amibe le rôle du bacille dysentérique paraît tout à fait effacé. Si l'on admet communément que le bacille dysentérique n'est qu'un saprophyte pullulant facilement sur une muqueuse profondément lésée par l'amibe il est possible cependant que ses diffusions toxiniques se fassent ressentir sur l'état général. ”
Source : Gallica

Georges Delacroix,  Maladies des mûriers (1894)

“ Il devient parasite du moment où il trouve un substratum vivant, une racine dans laquelle il peut pénétrer ; il en détruit peu à peu les tissus, se nourrit à leurs dépens ; puis l'ayant désorganisée, à la fin de son cycle végétatif, il redevient saprophyte et produit ses réceptacles fructifères.
Quand l'infection se produit par germination des spores, la phase saprophytique initiale se trouve abrégée et la marche de la maladie est notablement plus rapide.
Dans ce cas particulier, le mycélium s'établit d'emblée au collet de l'arbre, ou sur une grosse racine d'où il gagne facilement le collet.
”
Source : Gallica

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