“ L’animal n’est-il point organisé de la même manière que l’homme ? N’a-t-il pas les mêmes sens, le même système nerveux ? Ne donne-t-il pas les mêmes signes des impressions reçues ? Pourquoi le cri de l’animal n’exprimerait-il pas la douleur aussi bien que le cri de l’enfant ? Lorsque l’homme n’est point perverti par l’habitude, par la cruauté, il ne peut voir les souffrances des bêtes sans souffrir également, preuve manifeste qu’il y a quelque chose de commun entre elles et nous, car la sympathie est toujours en raison de la similitude. Procas avait honte de ce qu’il avait fait autrefois. ”
Arnould Galopin
Élements biographiques
Arnould Galopin a publié des œuvres comme Le Bacille, Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires ou La ténébreuse affaire de Green-Park. Ses écrits évoquent Procas, Manzana ou Barouillet.
Citations de Arnould Galopin
Arnould Galopin , Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires
“ Je m’engageai dans le petit escalier à pente roide qui conduisait à la cuisine et, cinq minutes après, je me présentais à M. Zanzibar, un nègre du plus beau noir dont la peau humide luisait comme celle d’un phoque sortant de l’onde. Lorsque j’entrai, Zanzibar était en train de moduler sur un énorme ocarina de métal blanc une mélodie tropicale. Tout en jouant, il remuait la tête, roulait de gros yeux blancs et, de ses pieds nus, frappait le sol en cadence. Dès qu’il me vit, il ôta l’ocarina de ses lèvres et demanda : — Qui tu veux-ti, missié ? ”
“ Cependant, les crises devinrent plus rares, son cœur se remit à fonctionner d’une façon presque normale, et il put enfin goûter un peu de repos. Comme un malade qui entre en convalescence, il reprit goût à la vie et se remit à ses travaux interrompus. Bientôt, courbé sur son établi, son chien à ses pieds, il ensemençait ses cultures. La science le tenait encore une fois. On eût pu frapper à sa porte, s’introduire dans sa maison, qu’il n’eût rien entendu, mais parfois il retombait dans son apathie habituelle et demeurait des journées étendu sur son divan, l’esprit perdu en une rêverie vague. ”
