Arnould Galopin , Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires
“ Je m’engageai dans le petit escalier à pente roide qui conduisait à la cuisine et, cinq minutes après, je me présentais à M. Zanzibar, un nègre du plus beau noir dont la peau humide luisait comme celle d’un phoque sortant de l’onde. Lorsque j’entrai, Zanzibar était en train de moduler sur un énorme ocarina de métal blanc une mélodie tropicale. Tout en jouant, il remuait la tête, roulait de gros yeux blancs et, de ses pieds nus, frappait le sol en cadence. Dès qu’il me vit, il ôta l’ocarina de ses lèvres et demanda : — Qui tu veux-ti, missié ? ”
