Résumé

Arnould Galopin  Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires

Je m’engageai dans le petit escalier à pente roide qui conduisait à la cuisine et, cinq minutes après, je me présentais à M. Zanzibar, un nègre du plus beau noir dont la peau humide luisait comme celle d’un phoque sortant de l’onde.
Lorsque j’entrai, Zanzibar était en train de moduler sur un énorme ocarina de métal blanc une mélodie tropicale. Tout en jouant, il remuait la tête, roulait de gros yeux blancs et, de ses pieds nus, frappait le sol en cadence. Dès qu’il me vit, il ôta l’ocarina de ses lèvres et demanda :
— Qui tu veux-ti, missié ?
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Arnould Galopin  Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires

Richard Stone s’était approché. Sa femme m’embrassait les mains en bégayant :
— Oh ! je savais bien que vous étiez bon... je savais bien que vous aviez du cœur... monsieur Dickson...
— Je consens, repris-je, presque à voix basse, en courbant la tête comme un homme écrasé par l’aveu qu’il va faire... je consens à vous sauver...
— Oh ! merci !... merci !... s’écria Stone. Je vous dois plus que la vie... et tenez... cet argent... eh bien ! je vous en donne la moitié... oui, la moitié... ce n’est pas trop, pour récompenser un tel service.
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Arnould Galopin  Mémoires d’un cambrioleur retiré des affaires

On n’aime guère les « faces ténébreuses », et souvent, au lieu d’attirer la pitié, elles n’inspirent à certaines gens que du dédain et parfois de la haine.
Depuis que j’étais en possession de mon diamant, je vivais une vie nouvelle faite de résignation et d’espoir... d’espoir surtout !
Les beaux projets que j’avais naguère abandonnés, je les reprenais l’un après l’autre et je me remettais à penser à Édith... Oui, à mesure que mon sang recommençait à bouillonner, je songeais à l’amour que je croyais avoir enterré définitivement, le jour où j’avais franchi le seuil de la geôle de Reading.
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