Jules Verne,
Le Pilote du Danube
“ Aveugle pour tout ce qui l’entourait, il ne vit pas son compagnon disparaître dans la cabine dès que le grappin eut été ramené à bord. Le monde extérieur avait perdu pour lui toute réalité. Son rêve seul existait. Et, ce rêve, c’était, tout illuminée de soleil, en dépit de la nuit, sa maison et, dans sa maison, Natcha !... En dehors de Natcha, il n’était plus rien sous le ciel. Dès que l’étrave de la barge eut touché la rive, il sauta à terre, fixa solidement son amarre et s’éloigna d’un pas rapide. Aussitôt, Karl Dragoch sortit de la cabine. Il n’y avait pas perdu son temps. ”

