M. Charles Vapereau

Résumé

M. Charles Vapereau Le Tour du monde

L’Amour se déroule, petit dans l’éloignement, majestueux quand il s’approche, terrible quand, recevant les eaux de l’Oussouri, il vient heurter la falaise qui arrête brusquement sa marche vers l’ouest et le renvoie vers le nord, où l’œil le suit pendant longtemps. Tel est le grandiose décor que la jeune fille, dont le suicide récent a causé tant d’émoi, a choisi pour être Le théâtre de sa mort ; c’est au pied même de la falaise qu’elle s’est précipitée dans les flots.
À Habarovka les Chinois sont nombreux.
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M. Charles Vapereau Le Tour du monde

Depuis l’embouchure du Soungari nous sommes sous la même latitude que Paris. Les fleurs, rares d’abord sur le bas Amour, plus nombreuses à mesure que nous avancions vers le sud, constellent maintenant les prairies, qui s’étendent à perte de vue et se déroulent à notre droite pendant des kilomètres et des kilomètres encore. Les lis surtout, tantôt jaunes, tantôt rouges, tantôt tigrés comme au Japon, apportent une note éclatante et un parfum pénétrant qui vient embaumer l’air jusque sur le pont du bateau, c’est-à-dire souvent à 500 mètres du rivage.
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M. Charles Vapereau Le Tour du monde

Il existe en Russie une coutume assez curieuse. Quand on part pour un voyage, quand on quitte pour longtemps ses amis, lorsque arrive l’heure de la séparation, tout le monde doit s’asseoir pendant une minute, et causer de la pluie et du beau temps. Puis on se lève, on se dit adieu et l’on se sépare.
Dans l’hospitalière et patriarcale demeure de M. Cheveleff, on n’a garde de manquer à cette touchante coutume, et au moment où nous nous déclarons prêts à partir pour le Vladivostok, nos hôtes nous prient très aimablement de prendre une dernière fois avec eux quelques instants de repos.
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