Auguste Laugel,
Les États-Unis pendant la guerre
“ La nuit arrive, et la prairie nue prend l’aspect d’un lac noir, immobile et sans reflets. Sur les rives méridionales du lac Michigan, la steppe n’est traversée d’aucune ondulation ; sa surface unie reproduit exactement cette forme idéale que l’astronomie dans ses calculs suppose à la terre ; la circonférence de l’horizon est aussi parfaite que celle dont le marin sur son vaisseau reste le centre mobile. Cette fuite rapide à travers le désert morne, silencieux et sans limites semble un rêve. ”
