Ernest Duvergier de Hauranne,
Revue des Deux Mondes
“ Le cours sinueux du Wisconsin se joue quelque temps autour de la ligne droite du chemin de fer ; puis la contrée devient rocheuse et heurtée, toute hérissée de monticules pierreux où poussent des pins sauvages. Enfin on traverse un tunnel, et tout à coup on retrouve les villages, l’espace, les grandes cultures, un large et riant horizon. Là s’étendent de grandes prairies humides parcourues par des cours d’eau tranquilles, parsemées de bouquets d’arbres majestueux, — çà et là un troupeau qui rumine ou un faucheur solitaire enfoui dans les hautes herbes qui lui montent jusqu’aux épaules. ”
