Résumé

Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte La guerre des Iroquois, 1600-1653

Lutter contre les Iroquois était impossible. Les Hurons, bien que de la même race qu’eux, n’avaient aucun esprit militaire, ne devinaient rien de l’imminence du péril, ne savaient mettre de l’ordre nulle part et utilisaient comme des enfants les arquebuses dont les Français commençaient à les armer. Les Algonquins avaient pour tout partage une certaine bravoure individuelle, sans la moindre discipline, et ils étaient toujours prêts à commettre quelques étourderies, à tout gâter, après quoi ils se repliaient sur Trois-Rivières, Sillery ou Québec, attirant l’ennemi sur leurs pas.
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Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte La guerre des Iroquois, 1600-1653

Les Hurons, fuyant la hache de l’ennemi, arrivaient sans relâche implorer la protection de notre petite colonie. « Si cette poignée de monde que nous sommes en Canada d’Européens, ne sommes plus fermes que trente mille Hurons que voilà défaits par les Iroquois, il nous faut résoudre à être brûlés ici à petit feu avec la plus grande cruauté du monde, comme tous ces gens l’ont quasi été.
« Le secours ne peut venir que de la France parce qu’il n’y a pas assez de force dans tout le pays pour résister aux Iroquois. »
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Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte La guerre des Iroquois, 1600-1653

Un de leurs détachements enleva près de Québec le père Poncet, jésuite, dont ils se servirent bientôt pour demander la paix, car la défaite humiliante qu’ils subirent le 22 août à l’assaut de Trois-Rivières (où commandait Pierre Boucher) leur inspira de ruser comme de coutume en parlant de la paix. On y consentit, ne pouvant faire autrement ; il y eut échange de prisonniers ; l’automne vit la joie et la tranquillité régner partout. Bien entendu que nos gens ne comptaient pas trop sur la durée de ce calme surprenant, mais dans l’espoir des secours de France, c’était toujours du temps de gagné.
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