“ Cernée, harassée par les hordes iroquoises, Ville-Marie est aux abois et, avec elle, toute la colonie du Saint-Laurent. L’angoisse, la panique étreint les cœurs des plus forts, fait hocher les têtes les plus froides. ”
Ville-Marie
Définition et enjeux
Ville-Marie est un arrondissement central de Montréal, au Québec, qui symbolise à la fois le centre économique et historique de la métropole. Ce quartier, ancien lieu de naissance de la colonie, a inspiré de nombreux auteurs à explorer son patrimoine religieux, colonial et urbain. Lionel Groulx, par exemple, souligne la résilience de Ville-Marie face aux menaces iroquoises, tandis que Marie-Victorin évoque son élan et son ouverture vers l’avenir.
Paul Dupuy met en lumière les dévotions mariales qui ont marqué l’histoire de l’arrondissement. Avec ses universités, ses monuments et son rôle essentiel dans l’économie montréalaise, Ville-Marie incarne une continuité entre le passé colonial et le présent cosmopolite de la ville.
Citations sur “Ville-Marie”
“ Chacun s’ingéniait à en faire autant ; mais il y avait bien peu de maisons en état de soutenir un siège à Ville-Marie : et la population, femmes et enfants compris, ne s’élevait encore qu’à trois cent soixante-douze âmes. ”
Jean Féron,
La fin d’un traître
“ Demandez au Comte de Frontenac la faveur de faire venir près de vous votre valet de chambre resté à Ville-Marie. Le Comte ne saurait vous refuser, et je viendrai. Il me faudra peu de temps, après, pour ouvrir la porte de votre prison et vous rendre à la liberté. » Pour signature, cette note avait le nom « Broussol ». Quoique le gouverneur de Ville-Marie eût à l’esprit de graves sujets de méditation, il sourit. — Voilà un homme d’un dévouement inlassable, se dit-il. Par malheur, tout ce qu’il entreprend ne semble pas lui réussir. ”
Marie-Victorin,
Croquis laurentiens
“ Ville-Marie n’est pas, certes, comme certains coins de notre province — l’Île-aux-Coudres par exemple — un reliquaire où le décor si riche ne semble là que pour enchâsser le passé. C’est plutôt un village tout fier d’avoir place au soleil, un village de belle mine et sûr de lui-même, qui se fait coquet pour inviter l’avenir. Hier, revenant en canot du haut du lac, j’ai laissé Émile, dont les biceps sont sûrs, doubler seul la Pointe-au-Vent, pour prendre à pied le portage ombreux, œuvre de mon vieil ami Maiakisis. ”
Lionel Groulx,
Notre maître, le passé
“ Jeanne Le Ber et Dollard sont les incarnations les plus parfaites de l’héroïsme militaire et religieux de Ville-Marie. Tous deux, le héros et l’héroïne s’apparentent fraternellement ; ils enseignent que l’ambiance morale se solidifie, et qu’imprégnée de vertus hautes, elle produit de l’humanité supérieure. ”
Étienne-Michel Faillon,
L'héroïne chrétienne du Canada…
(1860)
“ Sur ces entrefaites, deux Anglais de considération, qui se trouvaient à Ville-Marie, et qui connaissaient la famille Le Ber, témoignèrent au Prélat le désir de la voir dans sa solitude, pour s'assurer par eux-mêmes, si tout ce qu'ils en avaient entendu dire, était conforme à la vérité. H ne douta pas, que la vue de cette sainte Recluse, ne fit sur leurs cœurs une salutaire impression; et voulut bien, les conduire lui-même à sa cellule. Ils furent extraor- dinairement frappés de voir la plus riche fille du Canada, dans un réduit si étroit et si pauvre ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Mais Dieu veillait sur les hospitalières et il ne leur arriva aucun mal. " Dieu, dit la " soeur Morin, ôtait aux Iroquois la connaissance " du mal qu'ils auraient pu nous faire ; très as“ surément sa providence nous gardait et sa " puissance nous défendait contre eux. " C'est en cette année 1662, au milieu de ces dangers, que la soeur Marie Morin quitta sa ville natale, Québec, pour entrer à Villemarie dans la communauté des filles de Saint-Joseph. Elle allait là où le danger était le plus grand et où on était le plus exposé à souffrir pour sa foi. ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz
“ Toujours il dort, il dort le roi. Mais un cri s’élève dans la plaine : — L’eau est lâchée ! la ville est submergée ! — Seigneur roi, lève-toi! et à cheval! et loin d’ici! La mer débordée rompt ses digues ! — Maudite soit la blanche jeune fille qui ouvrit, après le festin, la porte du puits de la ville dis, cette barrière de la mer! V — Forestier, forestier, dis-moi, le cheval sauvage de Gradlon, l’as-tu vu passer dans cette vallée? ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz
“ Quand Marie s’en revint à la maison, elle vit son enfant endormi dans son berceau, bien doucement. Et comme elle le regardait toute ravie, et comme elle allait le baiser, il ouvrit les yeux ; Il se leva sur son séant, et lui tendant ses deux petits bras : — Hé ! ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Pendant la célébration de la fête, une troupe d'Algonquins se trouvait à Villemarie ; un des missionnaires leur adressa une allocution qui les impressionna beaucoup, mais ce qui les impressionna bien davantage, c'est la procession solennelle du voeu de Louis XIII, faite à la suite des vêpres, et à laquelle ils assistèrent. Ces prières, ces religieuses cérémonies pendant lesquelles, selon l'usage des églises de France, on pria pour le Roi, pour la Reine, pour les princes, enfin pour toute la France, émurent beaucoup les sauvages. ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz/1846
“ Le cœur de l’une d’elles, appelée Marie, est pris ; celui du jeune paysan ne tarde pas à répondre a l’amour de Marie ; mais, par malheur, elle a la lèpre ; et lorsqu’elle se présente chez le père de son amoureux, et, qu’elle dit : « Donnez-moi un siège pour m’asseoir, et un linge pour m’essuyer le front, car votre fils m’a promis de me prendre pour femme, » le vieillard assis au coin du feu lui répond d’un ton railleur : « Soit dit sans vous fâcher, la belle, vous vous abusez : vous n’aurez point mon fils, ni vous, ni aucune fille de lépreux comme vous ! » ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz/1846
“ Il l’a menée à Saint-Malo, où il l’a mise au couvent, et quand elle a eu quatorze ans, il l’a prise pour épouse. II. Ils sont allés habiter le manoir de Coadélan ; elle a mis au monde un petit enfant, un enfant aussi beau que le jour, ressemblant à son père La Fontenelle. Quand arriva une lettre : il fallait se rendre à Paris. — Je vous laisse ici seule, je pars à l’instant pour Paris. — La Fontenelle, restez à la maison ; je payerai un messager ; au nom de Dieu, n’y allez pas ; si vous y allez, vous n’en reviendrez plus. ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ On pouvait, dis-je, nous montrer Villemarie se constituant en quelque sorte le rempart avancé de la civilisation contre la barbarie, présentant, en plein dix-septième siècle, les vertus simples et héroïques de la primitive église. Le tableau n'aurait pas manqué d'une certaine grandeur ; mais, en définitive, nous n'aurions eu devant nous qu'un être collectif, impersonnel, dont les vertus nous auraient peu touchés. La vie personnelle nous offre plus d'attraits, et nous inspire plus de dignité et de courage ”
Henry Morin-Pons, Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)
“ Villeroy se résigna difficilement à comprendre que son temps était fini. Pour ne pas s'éloigner de Versailles, il établit sa résidence à Paris où il mourut enfin le 18 juillet 1730. Tel fut le maréchal de Villeroy : adulation, vanité creuse, voilà les traits distinctifs de cette existence qui occupa trop longtemps la scène du monde français. Comme guerrier, il n'eut qu'une qualité, commune du reste à ceux de sa race et de sa caste, la bravoure ; chef du conseil des finances, il mettait, souvent ses amis dans l'embarras par le spectacle trop évident de sa nullité. ”
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ À cette même pointe du jour, le maréchal de Villeroy écrivoit déjà tout habillé dans sa chambre ; il entend du bruit, demande un cheval, envoie voir ce que c’est, et, le pied à l’étrier, apprend de plusieurs à la fois que les ennemis sont dans la ville. ”
Charles Hugo, Les Misérables, drame. [Bruxelles…
“ ÉPONINE. Comme il l'aime I COSETTE, à Marius. Eh! non, vivre plutôt! vivre tous deux, ensemble, ici, dans ce jardin, regarder le ciel à travers les arbres et respirer, l'un après l'autre, la même fleur, à jamais! JEAN VALJEAN. Comme elle l'aime! (Il fait un pas vers le banc. Éponine reste à l'écart.) COSETTE. Quelqu'un! (A Marius.) Cache-toi. (Marius se lève précipitamment et disparaît dans la charmille. Jean Valjean s'avance.) Dieu! mon père ! ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Les colons de Villemarie étaient sans cesse exposés à périr sous les coups des Iroquois ou à. être faits prisonniers. Ces sauvages tantôt attaquaient les colons à force ouverte, tantôt se cachaient en embuscade, tout autour des maisons pour fondre sur ceux qui viendraient à sortir. Les soeurs de la Congrégation, les filles de Saint-Joseph, à l'Hôtel-Dieu, furent plusieurs fois très sérieusement menacées par ces barbares, qui passaient souvent des nuits entières cachées dans la cour de l'Hôtel-Dieu pour saisir celles des Soeurs que le service des malades obligerait à sortir. ”
Pierre Margry,
Familles de la France coloniale…
(1851)
“ Rouer, regardé de ses camarades et de ses chefs comme un des officiers propres à honorer la marine, mourut des fièvres dans ce voyage, et sa mort, en hâtant celle de sa mère, qui laissait pour seule héritière de son nom, en France, sa soeur Marie-Jacqueline-Joséphine de Villeray, chanoinesse honoraire du chapitre royal de Sainte-Anne, paraît avoir mis fin à une famille qui a rendu les services les plus recommandables aux colonies. ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz
“ Le clerc perfide ainsi parlait à la jeune dame, un matin : — Voici l’année finie, et la guerre aussi, je présume ; Voici la guerre finie, et il ne revient pas au château. Répondez-moi, ma sœur, ma dame, que dit votre cœur ? Est-ce à présent la mode pour les femmes de rester veuves, bien que leurs maris soient vivants ? — Tais -toi, misérable clerc ! ton cœur est plein de péchés ; Si mon mari était ici, il te romprait les membres. — Quand le clerc l’entendit, il se rendit secrètement au chenil, Où, avisant le lévrier du seigneur, il lui coupa la gorge. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Quartier Maître Général de la Milice durant la guerre de 1812MARIE-MARGUERITE DUFROST DE LAJEMMERAIS.VEUVE D’YOUVILLE fondatrice des Sœurs de la Charité de Villemarie,née le 15 octobre 1701, décédée le 23 Décembre 1771. ”
Henry Morin-Pons, Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)
“ Avant d'en être définitivement revêtu (1663) , le maréchal de Villeroy était déjà depuis deux ans chef du conseil dès finances ; il était aussi chevalier du Saint-Esprit. Son fils avait épousé une Cossé-Brissac; sa seconde fille, dont madame de Lafayette vante l'irrésistible beauté, était mariée au comte d'Armagnac, et réalisait ainsi l'alliance de sa maison avec celle de Lorraine. Voilà une carrière brillante et propre à satisfaire les désirs les plus ambitieux ! Le maréchal de Villeroy était un de ces hommes qui savent louvoyer avec le vent contraire. ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Les habitants de Villemarie avaient les plus grandes craintes sur le sort de Le Moyne ; car sachant les grandes pertes qu'il avait fait subir aux Iroquois, ils ne doutaient pas qu'ils ne l'eussent fait périr dès son arrivée à leur tribu. Cependant ses camarades de la milice de la Sainte-Famille, ses concitoyens, et surtout sa femme, la pieuse Catherine Primot, offrirent avec tant d'ardeur leurs prières à Dieu que, suivant M. Dollier de Casson, on peut leur attribuer l'espèce de miracle que Dieu fit en faveur de Le Moyne. ”
Charles Hugo, Les Misérables, drame. [Bruxelles…
“ MARIUS. Ah! mais vous nous appartenez maintenant. Ne vous figurez pas que vous serez demain ici ! JEAN VALJEAN. Demain, je ne serai pas ici, mais je ne serai pas chez vous. MARIUS. Que voulez-vous dire ? Vous ne nous quitterez plus. Je vous enlève. COSETTE. Il y a toujours votre chambre qui vous attend à la maison. Si vous saviez comme notre jardinest joli dans ce moment-ci. Vous mangerez de mes fraises. C'est moi qui les arrose. Et pas de Madame, tout le monde se dit tu, n'est-ce pas, Marius? ”
Henry Morin-Pons, Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)
“ A la génération suivante, nous voyons les Villeroy grandir avec Nicolas, troisième du nom, qui fut prévôt des marchands, chevalier de Saint-Michel, gouverneur de Melun, Mantes et Meulant, et enfin lieutenant général en l'Ile-deFrance. Mais il appartenait a son fils, également appelé Nicolas, d'être le premier des siens a prendre réellement place dans l'histoire. C'est une figure qu'on peut apprécier d'une manière différente suivant le point de vue où l'on se place, mais qui se dessine trop vigoureusement sur le tableau du seizième siècle pour qu'elle puisse rester dans l'ombre. ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Après la conversion du Borgne de l'île, plusieurs autres baptêmes de sauvages eurent lieu à Villemarie, quoiqu'on le refusât toujours à ceux qui laissaient entrevoir dans leurs demandes des motifs d'intérêt temporel. ”
Paul Dupuy,
Villemarie. Petites Fleurs religieuses du vieux Montréal
(1885)
“ Jusqu'en 1654, il n'y avait eu à Villemarie que dix mariages entre Français, parce que les seigneurs n'avaient point voulu multiplier les mariages, pour ne pas charger la colonie de personnes impropres au métier des armes. Mais depuis l'arrivée de la recrue, M. de Maisonneuve qui, ainsi que l'avait fait Mlle Mance, lors de son retour de France en 1650, avait ramené avec lui quelques vertueuses filles, s'occupa activement de pousser ses hommes au mariage. Treize mariages furent célébrés en 1654, à Villemarie. ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz/1846
“ Le vieux roi demandait (pauvre roi !) aux mariniers alors : — Bons mariniers, ne me cachez pas la vérité : ma fille est-elle brûlée ? — Votre fille n’est pas brûlée encore, seigneur ; elle sera brûlée demain : elle est toujours au haut de la tour, je l’ai entendue chanter hier au soir. Hier au soir, je l’ai entendue chanter, seigneur, d’une voix douce, chanter d’une voix veloutée : — Ayez, ayez pitié, pitié d’eux, ô mon Dieu ! — IV. Azénor, ce jour-là, se rendait au bûcher, aussi sans souci qu'un agneau ”
Achille Essebac, Partenza… vers la beauté ! (1898)
“ Au détour de la corniche paraît, merveilleuse, la rade de Villefranche étendue à nos pieds dans un large rayon de soleil ; ses flots limpides sont bordés d’une fine dentelle, d’un ourlet de guipure qui court le long des côtes sombres d’alentour ; et la ville, là-bas, égrène ses maisonnettes du bord extrême du rivage jusqu’aux flancs des rochers ; leurs couvertures de tuiles roses et rouges jouent dans la lumière ; les ruelles irrégulières dégringolent vers la rive, franchissant des jardins d’œillets et de violettes. ”
Léandre Vaillat, Paysages de Paris (1941)
“ Un cri traverse l'heureux et mol abandon des choses et des gens, un cri strident, passionné. Tout ce grouillement court se rassembler, se masser avec des remous sous la grande arche du Pont-Marie dont le parapet, à cet endroit, se garnit en un clin d'œil, comme par enchantement, d'une brochette de curieux. Un noyé! Aussitôt la Seine paresseuse, riante, le fleuve des canotiers et des pêcheurs à la ligne se transforme à mes yeux en une sorte de Styx emportant vers le noir oubli la souffrance cachée de ce Paris qui s'efforce de sourire. ”
Louis XIV,
Recueil général des anciennes lois françaises…
“ Après que mon testament aura été ouvert et lu, le maréchal de Villeroi mènera le jeune roi, avec sa maison, à Vincennes, où il demeurera tant que le conseil de régence le trouvera à propos. Le maréchal de Villeroi aura le titre de gouverneur, suivant ce qui est porté par mon testament ; aura l’œil sur la conduite du jeune roi, quoiqu’il n’ait pas encore 7 ans, jusqu’au quel âge de 7 ans accomplis, la duchesse de Ventadour demeurera, ainsi qu’il est accoutumé, toujours gouvernante et chargée des mêmes soins qu’elle a pris jusqu’à présent. ”
George Sand,
Le Marquis de Villemer
(1860)
“ Elle savait donc bien qu’il lui fallait des relations avec le faubourg Saint-Germain, où son mari était fort peu admis, et, grâce à madame de Villemer, dont elle avait adroitement capté la bienveillance par son babil et son infatigable serviabilité, elle avait mis pied dans quelques salons, où elle plaisait et passait pour une aimable enfant sans conséquence. ”
Théodore Hersart de La Villemarqué,
Barzaz Breiz/1846
“ La dame donnait à souper à la haute noblesse du pays ; Elle tenait à la main une coupe de madre pleine de vin rouge d’excellente grappe ; — Gentil page de Cornouaille, quelles nouvelles apportes-tu, Quand tu es aussi pâle que la feuille du chardon, et aussi essoufflé qu’un chevreuil aux abois. — Les nouvelles que j’apporte, madame, vont jeter le trouble dans votre cœur ; Elles vont vous faire soupirer et pleurer vos yeux : Votre pauvre petit frère est en danger, s’il en fut jamais en ce monde ; En grand danger de perdre la vie par les ordres du seigneur roi. ”
Marie-Louise Pailleron,
Revue des Deux Mondes
“ Pendant que Villemain marivaude ainsi, il prépare la suite d’un travail sur les Pères de l’Église. Il y a loin de la belle baronne Rose aux Pères de l’Église. Mais l’étude est le repos du philosophent la consolation du sage : deus nobis haec otia fecit. Assez fidèle à la Revue, Villemain, pendant cette année 1856, lui donne son article en février, sur : les Chrétiens d’Orient ; il en publie un second en septembre : L’opinion de quelques publicistes modernes sur l’Angleterre, mais il en avait promis un autre en mars aux Blaze de Bury pour la Revue, et c’est au Correspondant qu’il l’apporte ! ”
