Résumé

Henry Morin-Pons Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)

Villeroy se résigna difficilement à comprendre que son temps était fini. Pour ne pas s'éloigner de Versailles, il établit sa résidence à Paris où il mourut enfin le 18 juillet 1730.
Tel fut le maréchal de Villeroy : adulation, vanité creuse, voilà les traits distinctifs de cette existence qui occupa trop longtemps la scène du monde français. Comme guerrier, il n'eut qu'une qualité, commune du reste à ceux de sa race et de sa caste, la bravoure ; chef du conseil des finances, il mettait, souvent ses amis dans l'embarras par le spectacle trop évident de sa nullité.
Source : Gallica

Henry Morin-Pons Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)

A la génération suivante, nous voyons les Villeroy grandir avec Nicolas, troisième du nom, qui fut prévôt des marchands, chevalier de Saint-Michel, gouverneur de Melun, Mantes et Meulant, et enfin lieutenant général en l'Ile-deFrance. Mais il appartenait a son fils, également appelé Nicolas, d'être le premier des siens a prendre réellement place dans l'histoire. C'est une figure qu'on peut apprécier d'une manière différente suivant le point de vue où l'on se place, mais qui se dessine trop vigoureusement sur le tableau du seizième siècle pour qu'elle puisse rester dans l'ombre.
Source : Gallica

Henry Morin-Pons Les Villeroy, par M. Henry Morin-Pons (1862)

Le nom de Villeroy fait un étrange contraste avec ceux qui précèdent, mais Louis XIV était-son ami, et cette amitié tenait de l'engouement. Villeroy, du reste, avait hérité de son père l'art suprême de flatter son maître ; il ne se montra jamais plus habile courtisan que pendant la campagne de Flandres (1695) où les fautes inconcevables du duc du Maine firent perdre au maréchal une victoire assurée sans que Louis XIV pût surprendre sur ses lèvres une parole d'amertume. La faveur de Villeroy était à son comble.
Source : Gallica

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