Marie-Victorin,
Croquis laurentiens
“ Sur la marche du seuil, Paul Hubert est monté, un peu ému. Parce qu’il a été de longues années sevré de la poésie de ses Îles, il en goûte maintenant le charme subtil. D’autre part, l’étude et les voyages lui ont donné la fierté de race, et c’est plein de tout cela qu’il s’adresse, lui, très jeune, aux gens du Havre-aux-Maisons, ses oncles, ses cousins à tous les degrés, ses frères et ses sœurs, massés devant lui, à ses côtés, sur l’herbe, et jusque sur le chemin. Des femmes avec un bébé sur chaque bras le touchent presque et le regardent avec de grands yeux où il y a un peu d’orgueil. ”
