Marie-Louise Pailleron

Élements biographiques

Portrait de Marie-Louise Pailleron Marie-Louise Pailleron Revue des Deux Mondes

Car ma mère, à Ronjoux, s’ennuyait à périr. George voyait tout naturellement dans cet ennui, un amour précoce et contrarié. Mais Marie Buloz ne songeait guère à l’amour, et, tout simplement, se morfondait aux champs. « L’horreur de la campagne, écrit George Sand, n’est pas naturel à un esprit cultivé ; cherchez le secret du cœur, s’il y en a un, et s’il n’y en a pas, espérez, car l’ennui tout seul ne tue pas, et vous pouvez le combattre au jour le jour, par des soins et de la tendresse. »
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Portrait de Marie-Louise Pailleron Marie-Louise Pailleron L'enlèvement à la belle étoile… (1927)

Marie de La Guiche, blanche de teint et blonde, avait ce genre de visage dont on dit qu'il semble « pétri dans du lait », c'était sa principale beauté ; les yeux vifs sont sans charme, la bouche gourmande trahit tout. Car il est impossible d'être aussi avide que ne le fut cette dame, avec autant de furie et de passion. Beaucoup plus intelligente que ses frères et sœurs, elle fut dans la famille l'esprit qui dirige et anime, raille la paresse des uns, pique l'ambition de chacun, et l'amour-propre de tous.
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Portrait de Marie-Louise Pailleron Marie-Louise Pailleron A la brebis sans tache (1937)

Ah! elle ne ressemblait guère à la Juju d'autrefois, si imprudente, si primesautière... si indisciplinable. Le temps est le maître : ce que ni l'amour, ni la société n'avaient pu obtenir, il l'avait obtenu,
lui, il avait fait de cette imprudente qui refusait de s'ennuyer une dame en robe sombre, toute pareille aux autres dames de la ville quand elles ont dépassé quarante ans, aussi mesurée dans ses gestes, aussi décente dans sa tenue, aussi silencieuse, aussi renfermée, — d'apparence — car, au fond d'elle-même, son cœur était vivant encore, elle se souvenait et Dieu merci !
Source : Gallica

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