Marie-Louise Pailleron,
L'affaire de West-Port
(1937)
“ Une circonstance me frappe toujours quand j'observe les réactions de l'opinion publique vis-à-vis des coupables : le soin que les autorités apportent à les sauver de la fureur populaire. Pourquoi? Quand un gredin chargé de crimes, comme Hare par exemple, échappe à la justice grâce à la faiblesse des lois, ou à la veulerie des jurés, « le lion populaire », pour parler comme M. Auguste Barbier, s'éveille. La foule, comme l'enfance, a l'horreur de l'injustice; quand elle commet des erreurs sur la personne, c'est qu'elle est trompée par quelque autre bandit plus subtil. ”
