Émile Richebourg

Émile Richebourg

Résumé

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg Les deux berceaux. La tâche rouge (1877)

Misérable ! misérable !
— C'est toi qui es une misérable, hurla-t-il affolé, car tu mens, tu mens !
Pierre Ricard, plutôt que de nier tes crimes, tu ferais mieux de courber la tête.
— Devant toi, jamais!
— Devant Dieu, Pierre Ricard, devant Dieu 1 — Je ne connais pas Dieu, moi, dit-il d'une voix creuse ; mais je crois au démon qui t'a amenée ici.
Tu m'appelles voleur et assassin : est-ce pour me faire peur? Tu perds ton temps, Louise Verdier ; je ne crains rien, je ne crains rien. Avant d'accuser, il faut avoir des preuves. Qui m'accuse, dis, qui m'accuse?
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg Les deux berceaux. La tâche rouge (1877)

Ramoneau se tourna vers les agents.
— Ah ! çà, mais cette femme est folle, dit-il, cherchant à reprendre son assurance ; est-ce que vous n'allez pas lui ordonner de sortir ou de se taire ?
— Monsieur le commissaire de police, s'écria Louise, laissez-moi parler, je n'ai pas tout dit.
Écoutez tous. Ah ! vous allez frémir d'épouvante et d'horreur !
Vous voyez ce misérable, vous voulez le connaître ; eh bien, je vais vous dire qui il est, ce qu'il a été, ce qu'il est. Ce n'est pas un homme, c'est un monstre à face humaine. Il est la désolation, la haine, le malheur, le crime !
Source : Gallica

Portrait de Émile Richebourg Émile Richebourg Les deux berceaux. La tâche rouge (1877)

Il devint voleur et il a été au bagne. C'est un forçat !. Après avoir été un voleur, il est devenu un assassin, et sa tête tombera sous le couteau du bourreau !
Il se fait appeler Romoneau ; ce n'est pas son nom : il se nomme Pierre Ricard ! C'est lui qui a volé Faveugle de la rue de Lille, c'est lui qui a assassiné le concierge.
Pierre Ricard fit entendre un grognement sourd.
Le commissaire de police était stupéfié. Les agents échangeaient des regards de terreur.
— Pierre Ricard, reprit Louise d'une voix éclatante, là, sur ce lit, regarde, regarde le cadavre de ta dernière victime !
Source : Gallica

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