Hector Berthelot

Hector Berthelot

Les mystères de Montréal (Feuilleton dans Le Vrai Canard entre 1879 et 1881)

Résumé

Portrait de Hector Berthelot Hector Berthelot Les mystères de Montréal (Feuilleton dans Le Vrai Canard entre 1879 et 1881)

Si tu savais combien je t’aime, bien sûr toi-même tu m’aimerais. Dieu m’a conduit vers vous, petite fleur des bois, toujours, toujours cachée. Reviens à moi, toi que j’adore. J’ai de l’argent en masse. C’est l’amour qui dore de reflets joyeux le cœur tiède encore. Ah viens, c’est la bonne chère, ma chère, qui fait le bonheur. Je t’attends, ma bien-aimée, ce soir à neuf heures. Nous fuirons ensemble. Nous irons en Amérique jouir d’un bonheur sans mélange.
« Ton amant pour la vie,
« CLÉOPHAS. » Après la lecture de cette lettre, Bénoni réfléchit quelques minutes.
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Portrait de Hector Berthelot Hector Berthelot Les mystères de Montréal (Feuilleton dans Le Vrai Canard entre 1879 et 1881)

Comte de Bouctouche, ce cadavre n’est-il pas le dernier lien qui s’attache aux millions de St-Simon ? M’avouerai-je vaincu aujourd’hui ? Caraquette, viendras-tu demain m’arracher à mon opulence ? Oh ! non. Non, jamais ! Le comte de Bouctouche est encore vivant. Il vivra pour me donner les moyens d’écraser l’infâme Caraquette. J’irai devant les tribunaux où l’on m’accusera d’avoir substitué un enfant étranger à l’héritier défunt des St-Simon. Caraquette sera confondu, car le nouveau vicomte portera toujours à la même place le signe au moyen duquel on pourra le reconnaître.
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Portrait de Hector Berthelot Hector Berthelot Les mystères de Montréal (Feuilleton dans Le Vrai Canard entre 1879 et 1881)

La mort de mon enfant ! interrompit le comte de Bouctouche, mais M. Caraquette, je vois que vous avez été mal informé. Du reste je ne m’explique aucunement l’excès de zèle que vous portez à l’exécution du testament de M. de St-Simon.
— M. le comte de Bouctouche, ne vous faites pas d’illusions. Vous avez vécu jusqu’aujourd’hui dans un luxe et un faste qui vous aveugle sur votre situation. Je ne veux pas qu’après la mort de votre fils vous soyez laissé dans la débine. Trois ou quatre mille dollars vous seront comptés par moi afin que votre épouse ne souffre point des atteintes de la misère.
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