Hector Berthelot,
Les mystères de Montréal
(Feuilleton dans Le Vrai Canard entre 1879 et 1881)
“ Si tu savais combien je t’aime, bien sûr toi-même tu m’aimerais. Dieu m’a conduit vers vous, petite fleur des bois, toujours, toujours cachée. Reviens à moi, toi que j’adore. J’ai de l’argent en masse. C’est l’amour qui dore de reflets joyeux le cœur tiède encore. Ah viens, c’est la bonne chère, ma chère, qui fait le bonheur. Je t’attends, ma bien-aimée, ce soir à neuf heures. Nous fuirons ensemble. Nous irons en Amérique jouir d’un bonheur sans mélange. « Ton amant pour la vie, « CLÉOPHAS. » Après la lecture de cette lettre, Bénoni réfléchit quelques minutes. ”

