Clémence Altemer

Résumé

Clémence Altemer Le Complice, par René de Camors… (1878)

Vous écriviez, je crois, remettez-vous à votre bureau, ne changez pas la lampe de place, vos persiennes n'étant pas closes, le jeu de nos ombres pourrait être aperçu du quai. Je vais me glisser dans le placard, ne le refermez pas. Ils arrivent.
Tout à coup, M. de Gency, qui ne cessait d'examiner l'inconnu, jeta un cri contenu.
— Qu'avez-vous ? lui demanda celui-ci.
— Votre chemise est maculée de sang, dit en pâlissant Nérestan.
— C'est le sang d'un infâme, répliqua l'inconnu d'une voix grave et avec assurance, tout a l'heure, vous le saurez.
Source : Gallica

Clémence Altemer Le Complice, par René de Camors… (1878)

Gency, en proie à un indicible malaise, ne dit pas un mot et tint constamment les yeux baissés.
Rabu, placé auprès de lui et l'observant, s'attendait à le voir défaillir et admirait l'audace de M. d'Altamira, car il ne doutait pas qu'il ne parlât de lui-même et de son infortuné cousin.
Il plaignait celui-ci sans se sentir le courage de le condamner : — Pauvre garçon ! se disait-il, son âme loyale doit cruellement souffrir ! Ainsi sa fortune, celle de Garoche et la mienne, ont pour point de départ l'assassinat, le meurtre ou le duel du quai de Béthune.
Source : Gallica

Clémence Altemer Le Complice, par René de Camors… (1878)

Florida achevait à peine de rappeler ses griefe
au sujet de Perle de corail et le duc lui répondait : — Il ne l'aime pas, je te la jure, il n'a d'amour que pour toi; c'est folie de penser le contraire; tu finiras avec tes rigueurs par le détacher de toi et nous serons tous malheureux, car ton bonheur m'est plus cher que tout le reste.
Nérestan entendit : « Il ne t'aime pas. Je n'ai d'amour que pour toi : il y a folie à penser le contraire ; avec tes rigueurs tu finiras parme détacher de toi. »
Source : Gallica

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