Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Hélène s’agenouilla timidement devant son père, et lui dit d’une voix caressante : — Ô mon père, je vous aime et vous vénère, que vous me prodiguiez des trésors de votre bonté ou les rigueurs de la disgrâce... Mais, je vous en supplie, que vos dernières paroles ne soient pas des paroles de colère. Le général n’osa pas contempler sa fille. En ce moment l’étranger s’avança, et jetant sur Hélène un sourire où il y avait à la fois quelque chose d’infernal et de céleste : — Vous qu’un meurtrier n’épouvante pas, ange de miséricorde, dit-il, venez, puisque vous persistez à me confier votre destinée. ”
