Auguste de Bracevich

Résumé

Auguste de Bracevich Une année à Paris. Volume 1 (1842)

Parmi ces dernières, qui paraissaient toutes neuves, Arthur en remarqua une beaucoup plus grosse que les autres, noircie par la poudre et toute éraillée; il la prit et, l'approchant de la lumière, il observa qu'elle était aplatie d'un côté, comme si elle s'était trouvée en contact avec un corps dur.
— C'est là une bien grosse balle, capitaine, et plus propre, je pense, au canon d'un mousquet qu'à celui d'un pistolet; le pauvre diable qui l'a reçue a dû s'en souvenir.
— Ah ! dit O'Sullivan, il n'a pas survécu à
sa blessure.
Source : Gallica

Auguste de Bracevich Une année à Paris. Volume 1 (1842)

N'en parlons plus, dit Adeline ; puis elle ajouta : Passons dans la salle du bal.
Et quittant le sofa sur lequel ils étaient
assis, ils traversèrent la salle de jeu. Delmaine regarda inutilement de tous côtés pour tâcher d'apercevoir son ami. Incapable de surmonter la tristesse qui s'emparait de son cœur, il chercha à s'étourdir par les plaisirs de la walse, et il y réussit ; car dès qu'il eut enlacé dans ses bras la taille svelte d'Adeline, qu'il eut senti sa main serrée dans la sienne, il ne rêva plus qu'aux délices d'un amour heureux.
Source : Gallica

Auguste de Bracevich Une année à Paris. Volume 1 (1842)

Arrivés à l'hôtel Meurice, ils trouvèrent le
bon vieux baronet assis auprès du feu comme à son ordinaire.
— Au nom du ciel! que vous est-il donc arrivé, Arthur? s'écria-t-il en se soulevant à demi sur son fauteuil et jetant au loin le journal; vous êtes d'une pâleur mortelle ?
— Ce n'est qu'un peu de fatigue, mon cher oncle, je serai mieux dans quelques instans.
— Monsieur Dormer, dit Hélène, ne croyezvous pas qu'il serait convenable d'appeler un chirurgien ?
— Un chirurgien! répéta sir Édouard; que voulez-vous faire d'un chirurgien?
Source : Gallica

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