Rue de la Chaussée-d'Antin

Définition et enjeux

La ville lumière : anecdotes et documents historiques… (1909)

La rue de la Chaussée-d'Antin commence au boulevard des Italiens, en face de la rue Louis-le-Grand, et aboutit à la rue Saint-Lazare.
Le marécage formé de lambeaux de prairies, où passaient des ruisseaux, est devenu une rue qui est aujourd'hui très commerçante et qui était autrefois extrêmement galante. Sous la Régence, en effet, elle était réservée aux PetitesMaisons. Ce lieu fut un moment ce qu'avait été le Pré-aux-Clercs pour les raffinés de la Ligue, un théâtre de duels et de débauches.
Source : Gallica

Félix Lazare, Louis Lazare  Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments

La grande figure de Mirabeau n’est pas la seule illustration que rappelle à notre souvenir la rue de la Chaussée-d’Antin.
Un ministre financier, une danseuse célèbre, un prélat, cardinal par la grâce de son neveu, une séduisante et douce créole, depuis impératrice, un valeureux soldat de l’empire, qui devint sous la restauration l’orateur le plus brillant et le plus populaire, ont successivement habité cette rue.
Le financier s’appelait Necker ; son hôtel porte aujourd’hui le no 7. Ce fut ensuite l’hôtel Récamier.
Source : Wikisource

Portrait de Charles-Lucien Huard Charles-Lucien Huard Paris et ses merveilles, par L. Huard (1890)

La rue de la Chaussée-d'Antin, qui s'appelait le chemin des Porcherons au XVIIe siècle, a souvent changé de nom depuis; elle fut successivement rue de l'Égout-Gaillon, chaussée d'Antin, rue de la Grande-Pinte, rue de l'HôtelDieu. En 1791, elle s'appela rue Mirabeau, en souvenir du grand orateur qui mourut dans l'hôtel, remplacé aujourd'hui par la maison portant le n° 42, puis plus tard, rue du Mont-Blanc
Source : Gallica

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