Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Hein ? vous imaginez-vous son entrée, au milieu de ce monde. Et tout cet or, et ce vacarme... C’est scandaleux ! — Sabine est folle, répondait madame Du Joncquoy. L’avez-vous vue à la porte ? Tenez, on l’aperçoit d’ici... Elle a tous ses diamants. Un instant, elles se levèrent pour examiner de loin la comtesse et le comte. Sabine, en toilette blanche, garnie d’un point d’Angleterre merveilleux, était triomphante de beauté, jeune, gaie, avec une pointe d’ivresse dans son continuel sourire. Près d’elle, Muffat, vieilli, un peu pâle, souriait aussi, de son air calme et digne. ”

