Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Mademoiselle Giraud, ma femme

« Tu le préfères à moi, maintenant ; son affection a remplacé la mienne. Mais je t’arracherai à son amour. Nous allons fuir, loin, bien loin ; on ne nous retrouvera plus. — Non, non, criait Paule, va-t’en, va-t’en, toi qui m’as perdue. Je veux le rejoindre, lui... il m’a enseigné l’honnêteté, le devoir. Il m’attend, il souffre, il m’appelle, je pars. — Eh bien ! Je pars avec toi. Mais s’il ne t’a pas attendue, c’est qu’il ne t’aime pas, c’est qu’il t’a trompée et alors je t’entraîne. » Je les voyais arriver à Oran : Paule courait à l’hôtel, je n’y étais pas.
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Mademoiselle Giraud, ma femme

Après avoir rendu suffisamment justice à vos perfections physiques, je dois ajouter que vous êtes de ces hommes mis au monde pour être aimés bien tranquillement, bien sagement, par une bonne petite femme, mais qui doivent renoncer à inspirer une véritable passion. Les femmes ne s’éprennent violemment que d’hommes d’une laideur notoire ou d’une beauté accentuée et énergique. Mirabeau ou Danton, tels sont les types préférés. Vous ne ressemblez ni à l’un ni à l’autre, et vous ne devez prétendre qu’à de jolies petites affections. Sous ce rapport, vous êtes le mari qui convient à mon amie Paule.
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Mademoiselle Giraud, ma femme

Séduit par l’éclatante beauté de l’amie de Paule, par son esprit et son originalité, le comte avait fait, comme moi, un mariage d’inclination. Mais il était moins coupable que je ne l’avais été : loin d’imiter la franchise de Mlle Giraud, la fiancée de M. de Blangy se garda bien de l’éloigner du mariage ; elle mit en œuvre, au contraire, toutes les séductions dont la nature l’avait douée pour l’engager à lui donner son nom et sa fortune.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature