Marie Colombier,
Le carnet d'une Parisienne
(1882)
“ Au nom des camarades en puissance de mari, j'adresse à messieurs de la Cour les plus chaudes félicitations. Qu'on n'aille pas croire, au moins, que je prêche ici pour mon saint ! Le boulet qui doit me tuer n'est pas encore fondu ! C'est que je sais, moi, un mariage d'artistes – musicien et chanteuse comme plus haut, – qui m'a dégoûtée de tous les autres. Le mari, vous le connaissez : maestro à l'oppoponax, bohême lyrique, il berce son rêve sur les flots verts d'une mer d'absinthe. Courbet de la valse, il a peint en musique les caresses de la vague au pays de l'olivier. ”
