Résumé

J. Abbot La princesse Mathilde (Demidoff Bonaparte… (1870)

Dites à votre princesse que nous sommes las d'attendre!
Nous voulons avoir notre dû! Il nous faut être payés ! Votre princesse oublie-
t-elle qu'il y à Florence une prison pour dettes ! Dites — lui que quinconque n'a pas de quoi payer n'emprunte pas. Dites-lui qu'on paye son tailleur, sa blanchisseuse, son boucher, son boulanger avant d'acheter ces tartines à l'huile ou bien ces mauvaises statuettes. Qui osait faire ce brouhaha dans l'antichambre de la belle princesse?
Ma foi, des gens qui n'ont aucun égard ni pour la beauté, ni pour le sexe, ni pour la vie et pour les goûts artistiques.
Source : Gallica

J. Abbot La princesse Mathilde (Demidoff Bonaparte… (1870)

Ceux qui vivent du luxe, s'habituent au luxe.
La gangrène gagne le société, les patrimoines disparaissent dans le gouffre que creuse le luxe.
Les grandes fortunes s'en vont, sans qu'il soit possible d'en amasser de nouvelles, car c'est l'économie et non pas le luxe qui amasse les fortunes.
Pour combler le déficit on joue un jeu effréné et immoral à la bourse, mais elle n'est plus la mine d'or et inépuissable qu'elle était autrefois.
Car la confiance a disparu.
Les enfants payeront pour les fautes de leurs pères.
Un triste avenir attend Paris.
Source : Gallica

J. Abbot La princesse Mathilde (Demidoff Bonaparte… (1870)

De plus l'amour éteint se change ordinairement en haine, ce ne fut pas le cas ici.
Le rôle que Mr. de Nieuwekerke a toujours joué auprès d'elle fut celui d'un ami sans jalousie. Elle le joua depuis lors envers son cousin.
C'est sans jalousie qu'elle voyait les amours de son cousin avec la belle Anglaise, morte-il y a quelques années à Bonn sur le Rhin presqu'en odeur de sainteté, et avec tant d'autres dames du grand monde, du demi-monde
et celles qui n'appartiennent à aucun monde, celles qui ne veulent être ni enceintes ni saintes — excusez ce mauvais calembourg.
Source : Gallica

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