Résumé

Madame de Solms : épisode du bas empire (1853)

Pour le public c'était plus encore; une mignonne, délicieuse, régulière, accomplie créature, accouplée avec une grosse cuisinière
arrangée sans goût sous ses vêlements somptueux, et dont la fade et plate physionomie prenait à peine un peu de reflet de l'innombrable quantité de joyaux sous lesquels elle paraissait toujours entassée; le monde, qui est quelquefois méchant dans ses applications, disait souvent, et le spirituel Eug. Guinot le répétait dans son journal : « Étaient à » ce bal, la princesse Mathilde avec tous ses diamants, » Mme de Solms avec toute sa fraîcheur et sa beauté. »
Source : Gallica

Madame de Solms : épisode du bas empire (1853)

L'affaire de Mme la princesse de Solms prend une tout autre tournure. C'est contre M. Maupas qu'elle tourne.
L'empereur est furieux contre son ministre de la police, de la brutalité avec laquelle il a agi envers cette jeune femme, de la générosité de sa note à la Patrie, de son manque d'égard envers une parente, car on ne nie plus la parenté, on ne nie plus même le droit de porter le nom de Bonaparte, comme ne pouvant pas être transmis par les femmes.
Source : Gallica

Madame de Solms : épisode du bas empire (1853)

Pendant que cette jeune fille croissaiten grâce, en beauté, la révolution se préparait; elle arrivait à pas de géants; le gouvernement provisoire de glorieuse mémoire se mettait à la tête du pays; ce fut à cette époque, à peu près, qu'un parent du président, par son mariage avec une Taschernais, M. Barillon, rédacteur du journal la Liberté, présenta à la princesse Létizzia, le comte Édouard de Solms, qui se trouvait avec son frère et M. de Bassano à la tête des mines de Bône, immense entreprise dans laquelle ces messieurs avaient, dit-on, versé plusieurs millons.
Source : Gallica

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