Résumé

Le prince Lucien Bonaparte et sa famille (1889)

M. LE PRINCE LUCIEN. — Si je ne suis pas Français à vos yeux, je le suis aux yeux de la nation entière.
Du moment où Napoléon a abdiqué, son fils lui a succédé.
Il n'y a pas de délibération à prendre, mais une simple déclaration à faire. L'Empereur a abdiqué en faveur de son fils. Nous avons accepté son sacrifice. Faut-il aujourd'hui lui en faire perdre le fruit ?
Nous ne demandons pas l'avis des étrangers. En reconnaissant Napoléon II, nous faisons ce que nous devons faire, nous appelons au trône celui que la Constitution et la volonté du peuple y appellent.
Source : Gallica

Le prince Lucien Bonaparte et sa famille (1889)

Que veut-il? Qu'on proclame Napoléon II? Je suis loin de me déclarer contre ce parti, mais je déclare fermement, quels que soient mon respect et mon dévouement pour l'Empereur, que je ne reconnaîtrai jamais pour Roi un enfant, pour mon souverain celui qui ne résiderait pas en France. On irait bientôt retrouver je ne sais quel sénatus-consulte. On nous dirait que l'Empereur doit être considéré comme étranger ou captif, et que la régence est étrangère ou captive, et l'on nous donnerait une autre régence qui nous amènerait la guerre civile.
Source : Gallica

Le prince Lucien Bonaparte et sa famille (1889)

Si telle avait été la réponse de Napoléon, dans vingtquatre heures, au lieu de tant de partis en France, il n'y en aurait plus eu que deux, l'immense parti de la Révolution et l'imperceptible parti de l'ancien régime. Un million de citoyens, dirigés par cent mille vétérans de l'Empire, eût couvert les bords du Rhin. Les peuples de l'Europe, un moment fanatisés contre nous, dans une querelle d'empereur à empereur, eussent réfléchi, l'arme au bras!
Source : Gallica

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