Résumé

J.-E. Bousquet Napoléon III. Vingt ans de règne… (1869)

Vive l'Empereur ! »
Le Prince a répondu :
« Je suis d'autant plus heureux des voeux que vous m'exprimez au nom de la ville de Paris, que les acclamations qui me reçoivent ici sont la continuation de celles dont j'ai été l'objet pendant mon voyage. Si la France veut l'Empire, c'est qu'elle pense que cette forme de gouvernement garantit mieux sa grandeur et son avenir. Quant à moi, sous quelque titre qu'il me soit donné de la servir, je lui consacrerai tout ce que j'ai de force, tout ce que j'ai de dévouement. »
Source : Gallica

J.-E. Bousquet Napoléon III. Vingt ans de règne… (1869)

J'en conviens, cependant, j'ai, comme l'Empereur, bien des conquêtes à faire. Je veux, comme lui, conquérir à la conciliation les partis dissidents, et ramener dans le courant du grand fleuve populaire les dérivations hostiles qui vont se perdre sans profit pour personne. Je veux conquérir à la religion, à la morale, à l'aisance, cette partie encore si nombreuse de la population qui, au milieu d'un pays de foi et de croyance, connaît à peine les préceptes du Christ; qui, au sein de la terre la plus fertile du monde, peut à peine jouir de ses produits de première nécessité.
Source : Gallica

J.-E. Bousquet Napoléon III. Vingt ans de règne… (1869)

Il y a un mois, Prince, aux applaudissements trois fois répétés d'une assistance où le monde entier avait ses représentants, vous portiez à l'Empereur le prix que le jury des nations avait décerné au protecteur ardent et résolu des classes laborieuses. Aujourd'hui, c'est le fils de l'historien de César, de l'impérial écrivain qui a si souvent exprimé de nobles pensées dans le plus beau langage; c'est l'héritier du premier trône de l'univers qui vient décerner leurs couronnes aux vainqueurs dans les luttes de l'esprit, à ceux qui l'aideront un jour à bien servir la patrie.
Source : Gallica

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