Cardinal Fesch

Définition et enjeux

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers,  Histoire du Consulat et de l'Empire…

“ Le cardinal Fesch en particulier nourrissait contre lui la plus ardente jalousie, et Napoléon, qui n'avait pas été fâché de causer à son oncle le double chagrin de nommer au siége de Paris, et d'y nommer un personnage célèbre, n'avait guère réussi à lui opposer un contre-poids, car tous les talents du cardinal Maury ne pouvaient lutter d'influence avec l'hypocrisie, le pédantisme, l'ingratitude, et la parenté elle-même du cardinal Fesch. ”
Source : Gutenberg

Le livre d'or de la famille Bonaparte… (1855)

“ Sincèrement religieux, le cardinal Fesch ayant été désigné par Napoléon pour l'archevêché de Paris, refusa par ce seul motif que le pape avait refusé sa sanction à cette nomination. Il resta archevêque de Lyon et vécut dans cette ville jusqu'en 181 4 dans une sorte de disgrâce. Les Bourbons ne purent réussir à lui faire abandonner ce titre.
On l'a vu, après la chute de l'Empire, le cardinal Fesch s'établit à Rome avec Madame-Mère.
Le cardinal avait sur sa soeur un avantage : il était né avec un sentiment profond, un goût délicat des arts.
”
Source : Gallica

George Cogordan,  Revue des Deux Mondes

“ Il avait désigné comme archevêque de Paris son propre oncle, le cardinal Fesch, qui n’était déjà rien de moins que grand-aumônier de sa majesté, archevêque de Lyon, primat des Gaules, et coadjuteur avec succession future du prince primat de la confédération du Rhin. En ce temps-là, le cumul n’étonnait pas trop. Le chapitre métropolitain de Paris, pour complaire à l’empereur, désigna Fesch comme administrateur du diocèse. L’oncle de l’empereur ne voulut pas assumer cette administration. C’était un bon prêtre. Il avait eu pendant la révolution, comme bien d’autres, une période de trouble moral. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature