George Cogordan

Résumé

George Cogordan Revue des Deux Mondes

« Je sens ton approche, ô Jupiter ! » s’écrie M. Humann, C’est le Deus, ecce Deus, de la sibylle de Cumes. Il reconnaît avec une joie indicible que les morceaux s’accordent et qu’il est en présence d’une scène splendide représentant le roi des dieux vainqueur avec trois de ses ennemis, dont deux sont terrassés, groupés autour de lui. Une lacune qui existait à gauche du dieu est heureusement comblée par la découverte d’une autre plaque de marbre où figure l’égide, cet étrange bouclier bordé de serpens, image des nuages où naît la tempête, attribut spécial de Jupiter.
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George Cogordan Revue des Deux Mondes

Pour observer, pour réfléchir, pour juger choses et gens, il faut une liberté d’esprit que ne possède pas l’homme uniquement préoccupé de lui-même et de frayer son chemin dans le monde. Avant tout et par-dessus tout, Maury est un ambitieux. Mais l’ambition revêt des formes diverses. Chez lui, ce n’est pas ce besoin féroce de domination qui poussait à tous les excès les mauvais tyrans de l’ancienne Grèce ou les aventuriers de l’Italie du moyen âge, ni cette frénésie du pouvoir qui animait Napoléon.
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George Cogordan Revue des Deux Mondes

Ce prodigieux enchevêtrement d’hommes et d’animaux, ces monstres s’agitant dans les spasmes de l’agonie, ces belles déesses au sein nu bravant, invulnérables, les attaques des Titans, rappellent la fougue des compositions guerrières de Rubens : tout est agité, passionné, vigoureux. Il semble qu’une fantaisie toute-puissante, arrêtant tout à coup les combattans au fort de la lutte, les ait pétrifiés brusquement.
La Gigantomachie n’était pas le seul bas-relief qui ornât l’autel de Pergame.
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