Résumé

A. Bardoux Revue des Deux Mondes

Arrivée à Rome, Mme de Custine y passa l’hiver et s’y forma bien vite une société charmante.
Rome était encore la patrie de toutes les âmes en deuil, la seule ville qu’on ne voulût point quitter. Mme de Custine vit tous les lieux que la voix de René lui avait décrits, jusqu’au petit chemin derrière Saint-Jean-de-Latran. « La vieille reine, superbe sous ses ruines, » enchaînait le cœur de Delphine rien qu’avec quelques pans de murs, une plaine que hantait la fièvre et des fondrières où trébuchaient les chevaux.
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A. Bardoux Revue des Deux Mondes

Le bonheur de l’Amérique est intimement lié au bonheur de toute l’humanité ; elle va devenir le respectable et sûr asile de la liberté.
« Adieu, la nuit ne me permet pas de continuer, car j’ai interdit toute lumière dans mon vaisseau depuis quelques jours. Voyez comme je suis prudent! Adieu donc! Si mes doigts sont un peu conduits par mon cœur, je n’ai pas besoin de voir clair pour vous dire que je vous aime et que je vous aimerai toujours. »
Tout La Fayette est déjà dans cette lettre sensible, héroïque, avec le grain de chimère et d’optimisme généreux qui sent le XVIIIe siècle.
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A. Bardoux Revue des Deux Mondes

Une honorable famille, chez qui sa mémoire est à juste titre vénérée, a conquis la sympathie de tous les lettrés par le soin pieux qu’elle a mis à faire connaître non-seulement ses pensées et sa correspondance, mais sa vie modeste et sérieuse, son intérieur paisible, ses affections à la fois passionnées et austères. Si Mme de Beaumont doit beaucoup à Joubert, il lui dut beaucoup aussi, et cet empire qu’il exerçait sur les autres, une femme qu’un souffle pouvait renverser, un être tout de grâce, de faiblesse et de langueur, l’exerça à son tour sur le penseur ingénieux et fort.
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