A. Bardoux

Élements biographiques

A. Bardoux,  Revue des Deux Mondes

“ Arrivée à Rome, Mme de Custine y passa l’hiver et s’y forma bien vite une société charmante.
Rome était encore la patrie de toutes les âmes en deuil, la seule ville qu’on ne voulût point quitter. Mme de Custine vit tous les lieux que la voix de René lui avait décrits, jusqu’au petit chemin derrière Saint-Jean-de-Latran. « La vieille reine, superbe sous ses ruines, » enchaînait le cœur de Delphine rien qu’avec quelques pans de murs, une plaine que hantait la fièvre et des fondrières où trébuchaient les chevaux.
”
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A. Bardoux,  Le Comte de Montlosier et les Théories constitutionnelles à la constituante

“ Lorsqu’une assemblée qui proposait une loi attacherait un grand prix à ses résolutions et qu’elle serait secondée par l’opinion publique, le veto suspensif ne produirait-il pas autant d’inconvéniens que le veto absolu ? Il ne blesserait pas moins l’amour-propre du corps législatif, et Mounier ajoutait ces paroles profondes : « quand on connaît le peuple, on connaît combien ses volontés sont impétueuses, et que le moment présent ou très prochain est le seul qui frappe ses regards. Ce qu’il peut attendre six mois, il peut l’attendre toujours. » ”
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A. Bardoux,  Revue des Deux Mondes

“ Le bonheur de l’Amérique est intimement lié au bonheur de toute l’humanité ; elle va devenir le respectable et sûr asile de la liberté.
« Adieu, la nuit ne me permet pas de continuer, car j’ai interdit toute lumière dans mon vaisseau depuis quelques jours. Voyez comme je suis prudent! Adieu donc! Si mes doigts sont un peu conduits par mon cœur, je n’ai pas besoin de voir clair pour vous dire que je vous aime et que je vous aimerai toujours. »
Tout La Fayette est déjà dans cette lettre sensible, héroïque, avec le grain de chimère et d’optimisme généreux qui sent le XVIIIe siècle.
”
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