Résumé

A. Bardoux Montlosier et les constitutionnels pendant l'émigration

« Monsieur de Rivarol, vous ne rendez pas justice à Cazalès, c’est un homme plein de talent et d’énergie. — Allons donc, lui répondait Rivarol, un vase à digestion, voilà tout. » — Se retournant ensuite vers Cazalès, Malouet lui disait : « Vous n’appréciez pas convenablement Rivarol, il a quelquefois des traits de génie. Vous ne contesterez pas au moins qu’il a de l’esprit. — Oui, reprenait Cazalès, comme un garçon perruquier. » Tout le dîner se passa ainsi.
Montlosier faillit perdre cependant l’amitié précieuse de Cazalès.
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A. Bardoux Montlosier et les constitutionnels pendant l'émigration

Ce n’était déjà plus le Chateaubriand des premiers jours de l’émigration, celui qui avait aimé Charlotte Yves, celui qui s’enfermait la nuit dans l’abbaye de Westminster pour mieux rêver aux illustres morts. Il séduisit Montlosier. Ils dînaient ensemble tous les mercredis ; le chevalier de Panat et Christian de Lamoignon étaient des convives. En été, on allait dans quelque taverne solitaire, à Chelsea, sur la Tamise ; on parlait de Milton et de Shakspeare. « Nous rentrions de nuit à Londres aux rayons défaillais des étoiles, submergées l’une après l’autre dans les brouillards de la ville. »
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A. Bardoux Montlosier et les constitutionnels pendant l'émigration

L’esprit et le ton du Courrier de Londres se modifièrent. Quel ne fut pas l’étonnement des royalistes lorsque dans le numéro du 6 juillet on lut la phrase suivante : « Toute la France civile et politique est aujourd’hui dans un seul homme. Quelles que soient nos prétentions publiques ou nos vœux secrets, c’est d’un homme qu’il faut tout attendre ; c’est à un homme qu’il faut tout demander. »
La situation de Montlosier devenait intolérable. Il contrariait à la fois la politique du gouvernement anglais et rompait violemment avec l’émigration.
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