Résumé

Adolphe de Sèze Souvenirs de Lulworth, d'Holy-Rood et de Bath (1831)

Exilé en Angleterre, je préférerais Bath et sou soleil à Londres avec son éternel crépuscule. Il est vrai que je t'écris après avoir vu MADAME, et les lieux qu'elle habite sont ceux où l'on voudrait passer sa vie. Je ne sais si le ciel pur de Bath, si cette ville bâtie en amphithéâtre rappellent à MADAME sa première patrie ; mais je t'assure que rien ne lui fait oublier la seconde.
Le climat d'Edimbourg est triste et désagréable ; il y règne un vent perpétuel, et le brouillard ne s'y dissipe jamais.
Source : Gallica

Adolphe de Sèze Souvenirs de Lulworth, d'Holy-Rood et de Bath (1831)

Si mon voyage à Holy-Rood n'avait eu qu'un but philosophique, j'aurais pu me l'épargner. La Chambre des députés, la route de Beauvais, les feuillages, les fleurs, les arcs de triomphe, les discours et les couronnes qui passent de tête en tête, m'auraient assez appris l'inconstance des peuples, la fragilité des trônes et l'instabilité des choses humaines.
L'instabilité des choses humaines! Pour les gens heureux, c'est de la crainte; pour les malheureux est de l'espérance.
Source : Gallica

Adolphe de Sèze Souvenirs de Lulworth, d'Holy-Rood et de Bath (1831)

Ceux qui n'obtiendront pas ces places, ces honneurs que réclame leur avide et folle ambition, te calomnieront et te renverseront un jour. Hélas ! malheureux les princes auxquels Dieu a fait, en naissant, le don fatal d'une couronne ! car ceux-là sont obligés de la subir.
Plus je vois l'auguste famille d'Holy-Rood, et plus je me demande pourquoi c'est là que je la vois, et je me réponds par ce mot de Saint-Lambert : « Le royaume le plus doucement gouverné fut sans doute celui du ciel, et les anges se révoltèrent ! »
Source : Gallica

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