Louis Audiat, Un poète abbé, Jacques Delille
“ L’académie, « où l’on recevait depuis longtemps des ducs, des prélats, des financiers et quelquefois des gens de lettres », était déjà un champ de bataille. La lutte se traduisait en diatribes calomnieuses où la plus légère épigramme était souvent une flèche barbelée qui faisait saigner la chair. Chaque parti cherchait des adhérents. D’Alembert, dès le mois de décembre 1770, écrivait à Voltaire : « Je ne vois qu’un moyen de nous sauver d’un mauvais choix, c’est de prendre l’abbé Delille, le traducteur des Géorgiques, et Sicard, le plus paresseux des gens de lettres. » ”
