Antoine de Cournand, Épître sur les avantages de la poésie… (1803)
“ Aux esprits cultivés elle offre des appas; La politesse y gagne, et le cœur n'y perd pas. L'homme est fait pour sentir autant que pour connaître; Si vous me disputez la moitié de mon être, Je saurai la défendre : on peut, avec honneur, En style mesuré combattre un raisonneur. Quand aux dépens des vers on élève la prose, L'observateur, sans peine, en devine la cause: Des lèvres du poëte un bon mot échappé Blesse d'un esprit faux le renom usurpé ; Mais si le mot est juste, il est permis d'en rire. Le vers corrige un fat mieux qu'une autre satire ”
