Résumé

Mlle Debreucq Analyse d'une ode de M. de Lamartine et autres essais (1840)

L'homme vraiment né poète est passionné pour son art divin ; c'est pourquoi il chérit et cherche la solitude où il trouve la paix et la liberté pour le cultiver. C'est aux champs , c'est au milieu des beautés de la création , qu'il vient puiser ses plus touchantes , ses plus belles inspirations. Sans être misantrope , puisqu'il est sensible et chrétien , il craint le contact des hommes , surtout quand son génie se manifeste à lui et le presse d'écrire sous sa dictée ; jaloux de la beauté vierge de sa muse , il redoute de l'exposer au souffle impur du monde
Source : Gallica

Mlle Debreucq Analyse d'une ode de M. de Lamartine et autres essais (1840)

Le farouche républicain se trompe sur la véritable acception du mot liberté : pour lui, c'est un amour frénétique de l'indépendance, c'est l'horreur du joug des lois civiles et religieuses ; aussi le mot liberté, dans la bouche de l'homme de bien, du chrétien surtout, race d'ilotes à ses yeux, lui semble une dérision, une sorte de blasphème contre la licence revêtue d'un beau nom, que son cœur idolâtre.
Source : Gallica

Mlle Debreucq Analyse d'une ode de M. de Lamartine et autres essais (1840)

La liberté que j'aime est née avec notre âme, Le jour ouïe plus juste a bravé le plus fort; Le jour où Jehova dit aux fils de la femme : Choisis, des fers ou de la mort !
Le poète chrétien est inaccessible au respect humain , à la crainte : il se glorifie à la face du ciel et de sa foi et de ses sentimens. Qu'on ne lui suppose pas d'après cela du mépris, de la haine pour ceux de ses frères qu'ont égarés leurs pensées superbes : il les plaint de toute son âme , et supplie le Dieu qui ne les maudit pas de répandre sa lumière dans leur esprit et sa grâce dans leur cœur.
Source : Gallica

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