Victor de Saint-Genis, Revue des Deux Mondes
“ II. Strasbourg, vieille ville municipale, très fière de ses libertés garanties par les capitulations impériales et les concessions de Louis XIV, avait adopté avec enthousiasme les idées de la révolution. Réunie à la France depuis cent ans à peine, capitale d’une province catholique et féodale, elle devint vite un foyer d’intrigues et d’agitations, où les protestans, les juifs, et ce qu’on appelait la horde d’outre-Rhin essayèrent de se saisir d’une influence qui, échappant à la noblesse et au clergé, semblait devoir tomber aux mains des plus audacieux ou des plus prompts. ”
