Résumé

C.-M. Pierret Pichegru, son procès et son suicide… (1825)

La république était en péril: tout annonçait une crise violente et décisive. Le système de bascule politique que le Directoire avait adopté et qui lui servait à frapper, tour-à-tour, les deux partis qu'il redoutait également, loin de maintenir l'équilibre dans son absurde gouvernement, n'avait produit d'autre effet que d'en détraquer les ressorts. Il n'y avait plus en France que des mécontents. Les cinq directeurs mêmes étaient
divisés entre eux, et les royalistes, interprétant en leur faveur l'anxiété générale, ne prenaient plus la peine de cacher l'espoir qui les animait.
Source : Gallica

C.-M. Pierret Pichegru, son procès et son suicide… (1825)

ET SON SUICIDE.
Il y a vingt-et-un ans que Pichegru a cessé de yivre: le genre de mort qui a terminé son existence a été constaté par une procédure régulière.
Un médecin, cinq chirurgiens, recommandables par leurs talents et leur moralité, ont visité le corps de ce général ; ils ont déclaré, sous la foi du serment, qu'ils estimaient qu'il s'était étranglé lui-même. Dix témoins connus, pris parmi ceux qui avaient souvent vu Pichegru pendant l'instruction de son procès, ont été appelés pour assurer l'identité de personne.
Source : Gallica

C.-M. Pierret Pichegru, son procès et son suicide… (1825)

Entraîné par la plus indomptable des passions, il est impossible qu'il ait toujours été impénétrable. S'il avait, par exemple, tenu à un nommé Courant, l'un des agents les plus habiles du Prince Condé, ce propos que rapporte le comte de Montgaillard, et qui décèle l'irritation d'un homme qui n'est pas constamment maître de lui : « Je connais les princes et le peu de fonds qu'il faut faire en général sur leur parole. »
Source : Gallica

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