Résumé

Portrait de Leconte de Lisle Leconte de Lisle Histoire populaire de la Révolution française

Les deux comités exercèrent une dictature réelle. Celui de salut public nommait et destituait généraux, commissaires, ministres, gouvernait les départements, disposait de la liberté individuelle par la loi des suspects, de la vie de chacun par le tribunal révolutionnaire et des propres membres de la Convention par la terreur qu’il inspirait à la majorité, appuyé qu’il était par l’insurrection permanente de la multitude.
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« Louis, dit Robespierre, n’est point un accusé, vous n’êtes pas des Juges. Vous n’avez point de sentence à rendre contre un homme ; vous n’avez qu’une mesure de salut à prendre. Louis est déjà condamné, ou la République n’est pas absoute. »
La Gironde et la Plaine n’en firent pas moins décréter que le roi serait jugé dans les formes par la Convention elle-même. L’acte des faits imputés à Louis XVI fut rédigé par Robert Lindet, au nom d’une commission de vingt et un membres, et le prisonnier du Temple fut conduit à la barre de l’Assemblée.
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Par les lettres de cachet, les confiscations, les impôts arbitraires, les priviléges de caste, les redevances féodales, les dîmes, les corporations et les jurandes, le roi, la noblesse et le clergé possédaient la terre, les esprits et les corps. Le peuple tout entier travaillait et mourait sous le bâton, misérable, affamé, soumis à la plus abjecte servitude.
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