Résumé

Le nouveau trente-un mai, ou Journée du 18 fructidor an V… (1798)

A quoi tient donc en France la liberté civile et publique, si un seul homme peut en disposer , à son gré, par des déclarations mensongères ? A quoi tient donc la représentation nationale entière , si une seule dénonciation suffit pour la décimer, et pour ravir au peuple ce qu'il a de plus précieux comme corps social, ses représentans librement élus ? A quoi tient donc la république elle-même , si les républicains sont, d'un jour à l'autre, exposés à périr victimes d'une fausse accusation d'un seul royaliste ?
Source : Gallica

Le nouveau trente-un mai, ou Journée du 18 fructidor an V… (1798)

La république a-t-elle souffert de toutes ces longueurs ? Y a-t-il donc deux poids et deux mesures? Est-il moins défendu de conspirer pour l'anarchie que pour la royauté ?
et les conspirateurs royaux ont-ils moins de droit à la justice , que les conspirateurs anarchistes ?
Mais, insistera-t-on, les coupables auraient été absous par leurs complices, qui étalent en majorité dans le corps législatif; et les déclarations de Duverne de Presle, ne laissent rien à douter sur le nombre et l'influence des amis du trône dans la représentation nationale.
Source : Gallica

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