Résumé

W. Augeraud Le coup d'état du 18 brumaire et ses conséquences (1853)

Bonaparte voulait absolument faire juger Moreau et Pichegru par un conseil de guerre. Obligé de reculer devant une telle absurdité, d'envoyer les hommes d'un même complot devant des juges différents, effrayé de voir sa proie lui échapper, embauche juges et témoins, furieux, exaspéré de voir un général français, certainement bien supérieur à lui Corse, à qui Sieyès avait proposé maintes fois le coup d'État du 18 brumaire ; trop Français d'origine et de cœur pour vouloir renverser toutes les lois de son pays pour servir sa propre ambition, être l'idole de l'armée de Hohenlinden.
Source : Gallica

W. Augeraud Le coup d'état du 18 brumaire et ses conséquences (1853)

Certainement il est difficile d'ajouter foi à une telle infamie, il est difficile de nous rendre compte comment un tel homme pouvait être le souverain maître de la France après tant d'actes inouïs, mais tout le secret de cette malheureuse époque est traduit par ce grand chrétien dans ces mots : « La France entière devient l'empire du mensonge. » Journaux, pamphlets, discours, prose et vers, tout déguise la vérilé ; il a fait de la pluie, on assure qu'il a fait du soleil, si le tyran s'est promené au milieu du peuple muet, il s'est avancé, dit-on, au milieu des acclamations de la foule.
Source : Gallica

W. Augeraud Le coup d'état du 18 brumaire et ses conséquences (1853)

Le murmure dans le feu est le présage de la défaite. Napoléon ne parut pas.
Depuis Il heures les Français se ruaient sur les pièces anglaises, quand ce cri retentit au milieu de nous : Bliicher, approche! Bliicher arrive! Ses boulets nous prennent de flanc, Wellington crie en avant et charge. Bliicher s'avançant en tumulte, menace de couper la retraite à la garde impériale et à Ney; l'instinct de la défaite saisit l'armée, un cri de sauve qui peut ! est jeté. Bonaparte sort de son pli de terrain, non pour se faire tuer, mais pour fuir.
Source : Gallica

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