W. Augeraud, Le coup d'état du 18 brumaire et ses conséquences (1853)
“ Bonaparte voulait absolument faire juger Moreau et Pichegru par un conseil de guerre. Obligé de reculer devant une telle absurdité, d'envoyer les hommes d'un même complot devant des juges différents, effrayé de voir sa proie lui échapper, embauche juges et témoins, furieux, exaspéré de voir un général français, certainement bien supérieur à lui Corse, à qui Sieyès avait proposé maintes fois le coup d'État du 18 brumaire ; trop Français d'origine et de cœur pour vouloir renverser toutes les lois de son pays pour servir sa propre ambition, être l'idole de l'armée de Hohenlinden. ”
