Résumé

A. Bardoux Le Comte de Montlosier et les Théories constitutionnelles à la constituante

Lorsqu’une assemblée qui proposait une loi attacherait un grand prix à ses résolutions et qu’elle serait secondée par l’opinion publique, le veto suspensif ne produirait-il pas autant d’inconvéniens que le veto absolu ? Il ne blesserait pas moins l’amour-propre du corps législatif, et Mounier ajoutait ces paroles profondes : « quand on connaît le peuple, on connaît combien ses volontés sont impétueuses, et que le moment présent ou très prochain est le seul qui frappe ses regards. Ce qu’il peut attendre six mois, il peut l’attendre toujours. »
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A. Bardoux Le Comte de Montlosier et les Théories constitutionnelles à la constituante

Après en avoir énuméré les bienfaits, il accepte l’égalité proportionnelle des impôts et des charges, l’admission de tous les citoyens aux emplois et aux dignités, la périodicité et la continuité des assemblées délibérantes, la suppression des prisons d’état, des lettres de cachet et de toutes les anciennes traces du régime absolu. Il voit le despotisme renaître derrière l’anarchie et les excès populaires ; il croit que, dans l’intérêt de la liberté, il faut maintenir comme autant de barrières les privilèges des provinces, les prérogatives de la noblesse, l’autorité des parlemens.
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A. Bardoux Le Comte de Montlosier et les Théories constitutionnelles à la constituante

Les essais de réforme, incomplets, toujours interrompus, avaient depuis l’avènement de Louis XVI irrité la fièvre publique. La nation n’était plus d’aplomb dans aucune de ses parties ; un dernier coup avait donc pu la mettre en branle. Toutes les voix demandaient la restitution du droit qu’ont les hommes vivant en société de n’obéir qu’aux lois qu’ils auraient faites, et de ne payer que les subsides qu’ils auraient consentis. Montlosier reconnaissait donc la nécessité de la révolution.
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